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Jean-Claude Printant : « De la tristesse, de la nostalgie »

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Il y a une dizaine de jours, Jean-Claude Printant annonçait qu’il ne briguerait pas un troisième mandat à la tête du District de l’Hérault. L’homme fort de l’instance départementale, jusqu’en juillet prochain, s’est confié dans un long entretien.

Comment s’est déroulée cette assemblée générale ?
Tout s’est très bien passé. Des assemblées générales comme celle-là, j’en demande à chaque fois (rires).

Vous avez notamment annoncé que vous quitterez vos fonctions en juillet prochain.
Tout à fait, c’est mon dernier mandat, je finirai lors de l’assemblée générale qui se déroulera le 4 juillet 2020 à Fabrègues, là où j’ai démarré. Je terminerai là-dessus. Quand je me suis présenté, j’avais dit que je ne ferai que deux mandats, je respecte cet engagement. Si cela n’avait pas été le cas, j’aurais fait un mandat supplémentaire car je pars avec un pincement au cœur. Mais je veux tenir ma parole, d’autant que j’ai toujours regretté, en politique, que certains commencent à 20 ans pour finir à 70 ans. Ce modèle, je n’en voulais pas pour moi. Ce qui est certain, c’est que le contact des acteurs du football héraultais me manquera beaucoup. En tout cas, je veux terminer le 4 juillet sur une bonne note, auprès de tous ceux qui ont travaillé avec moi. Je vais quitter des gens avec qui j’ai travaillé pendant huit ans, il y a forcément un peu de tristesse et de nostalgie.

Pendant ces huit années, avez-vous pensé à arrêter ?
Oui, j’aurais démissionné si la situation de la Ligue d’Occitanie était restée en état (NDLR : suite à la disparition du président Martin, la Ligue était partagée en deux camps). J’aime me sentir bien. Je suis bénévole, je veux du plaisir. Si c’est pour avoir des emmerdes et se battre, cela ne m’intéresse pas.

Au final, que retenez-vous de votre mandat ?
Je suis satisfait de ce que nous avons fait, même si nous pouvons toujours mieux faire. Nous sommes arrivés à mettre en place tout ce que nous souhaitions. La seule chose que je regrette, c’est que nous ne soyons pas parvenus à faire arbitrer la totalité des matchs de jeunes. Il y avait l’envie et le désir d’atteindre cet objectif, mais il manquait du monde. C’est la seule chose qui me chagrine car au-delà de cela, nous avons réussi et sommes même allés au-delà de ce que nous espérions il y a huit ans. En huit ans, les cotisations ont baissé, les clubs ont eu chaque année des dotations.

Êtes-vous inquiet pour l’avenir du football amateur ?
Non. Lorsque je suis arrivé comme président du District de l’Hérault en 2012, il y avait 26 000 licenciés. Aujourd’hui, nous sommes plus de 30 000. Même s’il y a une baisse chez les seniors, les catégories de jeunes continuent à progresser, c’est ce qui est très important.

Vous reverra-t-on dans le football ?
Ce n’est pas impossible, je ne suis pas saturé (rires). J’en ai encore envie en tout cas.

Dans un club ?
Si je dois continuer, ce sera forcément dans les instances. Soit j’irai à la Ligue d’Occitanie, soit je resterai chez moi. Je ne pars pas en mauvais termes, bien au contraire. J’ai préparé ma succession, j’espère que les clubs suivront si une autre liste se monte. Mais les élections ne sont pas encore là, il reste du temps.

Comment avez-vous accueilli les critiques qui ont accompagné votre mandat ?
C’est toujours facile de critiquer. C’était difficile au début, mais maintenant, je suis blindé. Il y a quelques jours, on m’a par exemple reproché d’avoir fait l’assemblée générale le 23 novembre. J’ai démontré, car je tiens à apporter toujours un élément de réponse, que nous n’avions pas la même problématique. En présentant le calendrier, j’ai démontré que cette date était la seule possible. Soit l’assemblée générale se faisait sans le président du District, ce qui parait impensable, soit elle devait se dérouler le 23 novembre. Vous savez, les dirigeants ne voient très souvent que par leur club. Sauf que le rôle du District de l’Hérault, c’est de réussir à concilier beaucoup d’éléments pour satisfaire un maximum de monde. Entre les plateaux et les autres compétitions, nous organisons près de 1000 matchs par semaine. Dès qu’intervient un report, nous nous arrachons les cheveux. Pour certains, nous calculons mal, mais nous n’avons tout simplement pas d’autres solutions. D’ailleurs, je me souviens qu’au début de mon mandat, un président de club s’agaçait régulièrement du calendrier. J’avais de très bons rapports avec lui, je l’avais invité un après-midi pour qu’il voit le travail que nous devons mener, et ce avec toutes les contraintes que nous avons.

Que pouvez-vous dire aux acteurs du football héraultais ?
J’ai passé huit années très agréables, même si un ou deux clubs m’ont chagriné. C’est dommage car j’ai toujours essayé de voir l’intérêt des clubs, bien entendu dans le domaine du possible et dans les sentiers battus. Au final, je retiens beaucoup de satisfaction, j’ai pu lier des amitiés avec beaucoup de monde.

On dit souvent que le football héraultais est une grande famille, c’est vrai ?
C’est la vérité. Une journée comme celle d’aujourd’hui, on ne l’oublie pas.

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