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Philippe Sers : « Je ne suis pas surhumain » 

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Philippe Sers est un monument du sport héraultais. Pendant 34 ans, comme un signe du destin, le commentateur de France Bleu Hérault aura donné son cœur et ses tripes pour faire vivre les plus beaux exploits sportifs du département. Entre émotion et anecdotes, cet homme passionné et profondément humain s’est confié à Football Club 34. Retrouvez ce jeudi la première partie de cet entretien…

Philippe, tu as suivi le sport héraultais et la Paillade pendant de nombreuses années. On imagine que tu as été marqué par cette période… 

Bien-sûr, c’est allé dans le sens que je souhaitais donner à ma carrière. J’étais parti dans l’idée de valoriser les sportifs de ma région, et plus particulièrement le football puisque l’histoire a voulu que ma personnalité soit reliée au MHSC. Mon but, c’était de magnifier la performance sportive à travers les clubs régionaux. C’est ce qui m’a permis d’accéder à de nombreuses disciplines sportives et d’intervenir géographiquement sur une zone de couverture importante, chez moi, dans ma région.

Cette volonté de valorisation n’est-elle pas antinomique avec l’objectivité journalistique ?

Déjà, il faut bien avoir en tête que l’actualité sportive, la plupart du temps, reste légère. On ne parle pas de politique, de faits divers ou de sujets graves qui composent notre société. Au-delà du simple fait de valoriser, ce que je souhaitais, c’était donner vie et apporter un rayonnement à une performance sportive. À l’époque, tout était fait en catimini puisque nous n’avions pas tous les vecteurs de communication que nous avons aujourd’hui. C’était important pour moi de mettre en lumière les clubs et les sportifs de ma région. Il n’en demeure pas moins qu’à un moment donné, on peut et on doit apporter un regard critique. Tout repose sur la manière dont on va s’exprimer. Jusqu’au bout, j’ai défendu l’idée qu’il y a une différence fondamentale entre le commentaire « chaud », qui donne du relief à la réalité, et le commentaire « chauvin », qui la trahit. Le commentateur se retrouve toujours face au choix des mots et à l’intonation de la voix, tout cela pour rester connecté avec la personne qui l’écoute. Il semblerait qu’avec le temps, en toute modestie, celles et ceux qui me sont restés fidèles s’en sont satisfaits. On jouit, on s’amuse, on est désolé avec l’équipe à travers mes commentaires et ma manière de commenter. Tout en gardant en tête que ce que je dis colle toujours avec ce que je vois. Le plus important, c’est de faire des images avec les mots.

Dans l’histoire récente de la Paillade, deux matchs sortent du lot : la montée en Ligue 1 face à Strasbourg et la victoire face au LOSC avec le but d’Ait Fana. Lequel t’a le plus marqué ?

Sur le plan émotionnel, les deux se valent. Je pense néanmoins que le but d’Ait Fana marqué dans le temps additionnel face à Lille est plus représentatif de ce qu’il peut se faire en termes d’émotion intense. Même s’il ne garantit pas le titre mais la Ligue des Champions, ce match vient comme une continuité extraordinaire d’une saison qui l’était tout autant. Quant aux scènes de Strasbourg, elles étaient multiples. Il s’est passé énormément de choses dans ce match avec l’arrêt de Carrasso sur le penalty, le tir de l’égalisation détournée par Jourdren ou encore la tête de Marveaux. Mais objectivement, avec le temps qui passe, et même s’il y avait énormément de choses très intenses dans ce match, cette finale de la montée contre Strasbourg, c’était presque une logique attendue. Une montée en Ligue 1, la Paillade en a fait trois ou quatre. Un titre en championnat, il n’y en a qu’un.

Tu es quelqu’un de très entier, l’émotion a-t-elle déjà pris le dessus sur tes commentaires ?

Je n’ai pas le souvenir de m’être fait déborder au cours d’un match, ni par l’enjeu, ni par la fête. Néanmoins, quand on veut, comme je l’ai toujours voulu, donner du relief aux commentaires et mettre des images sur des mots, on est à un moment donné obligé de se mettre dans la peau de celui dont on va commenter la performance. Cette donnée est plus simple dans un sport individuel. Dans les années 90, je suivais la magnifique carrière d’Eric Nicoletta. Ce garçon, c’était une leçon de vie à lui tout seul. Quand on est au bord du ring, que l’on va commenter un match de boxe, on est obligé de mettre les gants et de s’imprégner de ce que le boxeur peut ressentir, même sans recevoir les coups. Dans ces situations, tu peux effectivement te laisser déborder par ce que génère une telle émotion. Dans les sports collectifs, contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce que je comprends tout à fait, je ne me suis jamais laissé envahir par l’émotion pendant un commentaire du MHSC.

Même le soir du titre à Auxerre ?

Ce soir-là, beaucoup de choses se sont mélangées. Deux mois avant, j’avais envoyé un message à Loulou en lui disant : « je ne sais pas ce qu’il arrivera, mais quoi qu’il advienne, est-ce que vous m’autoriserez à rentrer dans les vestiaires ». Il m’avait répondu : « mon Sersounet, quoi qu’il advienne, tu y seras ». Quand je suis rentré dans le vestiaire, c’était un moment très privilégié mais également énorme à titre personnel. Tout le temps que j’ai été à l’antenne ce soir-là, je pense et j’espère avoir fait vivre ce match comme toute personne qui aurait été à ma place aurait pu le faire vivre. Je n’avais pas été débordé par l’événement le soir du titre, mais par les conséquences de l’événement. Quand je suis sur le terrain et que les supporters chantent pour moi, moins d’un an après ma maladie, j’ai effectivement été submergé. Je me disais que si je ne m’étais pas battu, je n’aurais pas connu ça. Il fallait que je craque, je ne suis pas surhumain.

Retrouvez la suite de cet entretien dès demain sur Football Club 34…

Photo : MHSC On Air

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